L'erreur de ceux qui adorent les forces naturelles



ANCIEN TESTAMENT   /   LIVRES SAPIENTIAUX   /   SAGESSE   (livre 27)

Ch.Ve. 
131Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n´ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses oeuvres, reconnaître l´Ouvrier.
132Mais ils ont regardé le feu, le vent, l´air mobile, le cercle des étoiles, l´eau impétueuse, les flambeaux du ciel, comme des dieux gouvernant l´univers.
133Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu´ils sachent combien le Maître l´emporte sur elles; car c´est l´Auteur même de la beauté qui les a faites.
134Et s´ils en admiraient la puissance et les effets, qu´ils en concluent combien est plus puissant celui qui les a faites.
135Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur.
136Ceux-ci pourtant encourent un moindre reproche; car ils s´égarent peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver.
137Occupés de ses oeuvres, ils en font l´objet de leurs recherches, et s´en rapportent à l´apparence, tant ce qu´ils voient est beau !
138D´autre part, ils ne sont pas non plus excusables;
139car, s´ils ont acquis assez de science pour arriver à connaître le monde, comment n´en ont-ils pas connu plus facilement le Maître?