"Jésus parle du mariage et de la continence en vue du Royaume"""



NOUVEAU TESTAMENT   /   EVANGILES ET ACTES   /   MATTHIEU   (livre 47)

Ch.Ve. 
191Jésus ayant achevé ces discours, quitta la Galilée, et vint aux frontières de la Judée, au delà du Jourdain.
192Une grande multitude le suivit, et là il guérit les malades.
193Alors les Pharisiens l´abordèrent pour le tenter; ils lui dirent : " Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit? "
194Il leur répondit : " N´avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, les fit homme et femme, et qu´il dit :
195A cause de cela, l´homme quittera son père et sa mère, et s´attachera à sa femme, et ils deviendront les deux une seule chair. -
196Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l´homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. "
197" Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce et de renvoyer la femme? "
198Il leur répondit : " C´est à cause de la dureté de vos coeurs que Moïse vous a permis de répudier vos femmes : au commencement, il n´en fut pas ainsi.
199Mais je vous le dis, celui qui renvoie sa femme, si ce n´est pour impudicité, et en épouse une autre, commet un adultère; et celui qui épouse une femme renvoyée, se rend adultère. "
1910Ses disciples lui dirent : " Si telle est la condition de l´homme à l´égard de la femme, il vaut mieux ne pas se marier. "
1911Il leur dit : " Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné.
1912Car il y a des eunuques qui le sont de naissance, dès le sein de leur mère; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par la main des hommes; et il y en a qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne ! "
1913Alors on lui présenta de petits enfants pour qu´il leur imposât les mains et priât pour eux. Et comme les disciples reprenaient ces gens,
1914Jésus leur dit : " Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. "
1915Et, leur ayant imposé les mains, il continua sa route.