Reproches aux mauvais pasteurs



ANCIEN TESTAMENT   /   LIVRES PROPHETIQUES   /   ISAIE   (livre 29)

Ch.Ve. 
569Vous tous, animaux des champs, venez dévorer, et vous toutes aussi, bêtes de la forêt !
5610Les gardiens d´Israël sont tous aveugles, ils ne savent rien ; ce sont tous des chiens muets, qui ne peuvent pas aboyer; ils rêvent, ils se couchent, ils aiment a dormir.
5611Ce sont des chiens voraces, ils ne savent pas se rassasier. Et ce sont des bergers, ils ne savent rien comprendre! Tous suivent leur propre chemin, chacun selon son profit, du premier jusqu´au dernier.
5612"Venez, je vais chercher du vin, et nous nous remplirons de liqueurs fortes et demain sera comme aujourd´hui, grand, très grand jour de joie !"
571Cependant, le juste disparaît, et personne ne le prend à coeur; les hommes pieux sont enlevés, et nul ne prend garde que le juste a été retiré du malheur,
572et qu´il entre dans la paix ! Ils reposent sur leurs couches, ceux qui ont suivi le droit chemin !
573Mais vous, approchez ici, fils de la magicienne, race de l´adultère et de la prostituée !
574De qui vous moquez-vous? Contre qui ouvrez-vous la bouche, et tirez-vous la langue? N´êtes-vous pas des enfants de prévarication, une race de mensonge?
575Vous vous échauffez près des térébinthes, sous tout arbre vert ! vous égorgez les enfants dans les vallées, sous les grottes des rochers?
576Ta part est dans les pierres polies du torrent ; voilà, voilà ton lot! Tu as été jusqu´à leur verser des libations, à leur présenter des offrandes ! Puis-je être satisfait de cela?
577Sur une montagne haute et élevée tu as établi ta couche ! Et c´est là que tu montes pour faire des sacrifices.
578Derrière la porte et les poteaux, tu as mis ton mémorial; car, loin de moi, tu découvres ta couche, tu y montes, tu élargis ton lit, et tu leur fixes ton salaire; tu aimes leurs embrassements, tu souilles tes regards !
579Tu te présentes devant le roi avec de l´huile ; tu multiplies tes parfums ; tu envoies au loin des messagers; tu t´abaisses jusqu´au schéol.
5710A force de démarches, tu te fatigues ; tu ne dis pas : "C´est en vain !" tu trouves encore de la vigueur dans ta main ; c´est pourquoi tu ne te sens pas malade.
5711Et qui donc crains-tu? De qui as-tu peur, que tu me sois infidèle, que tu ne te souviennes plus de moi, que tu ne t´en soucies pas? Ne me suis-je pas tu, et depuis longtemps, tandis que tu ne me craignais pas?
5712Moi, je publierai ta justice, et tes oeuvres qui ne te servent de rien.
5713Quand tu crieras, qu´ils te délivrent, tes tas de dieux ! Le vent les emportera tous, un souffle les enlèvera ! Mais celui qui se confie en moi héritera le pays, et possédera ma sainte montagne.