LEXIQUE



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A

Abraham Gn 12-25. Ens. Bib. 1B,2
Accomplissement "Ainsi s'accomplissaient les Ecritures..." Cette affirmation revient souvent sous une forme ou sous une autre dans le Nouveau Testament. Elle exprime cette conviction profonde de l'Eglise primitive: toute l'histoire de l'Ancien Testament a préparé mystérieusement la réalisation de notre salut en Jésus-Christ. En venant en ce monde Jésus, Fils de Dieu, Parole vivante du Père, porte à sa plénitude tout ce qui avait été préfiguré sous l'ancienne Alliance: il apporte la parfaite Révélation du Père (Mt 11,27), il réalise le salut de l'humanité toute entière (Ac 4,12) et réconcilie définitivement la création avec son Dieu (Col 1,20).
Agneau pascal Chaque année l'immolation de l'agneau pascal et le repas rituel au cours duquel on le consommait rappelait à Israël comment Dieu l'avait arraché à l'esclavage de l'Egypte pour le conduire vers la Terre Promise (Ex 12,21-28). Par sa mort sur la croix à l'heure même où l'on immolait dans le temple les agneaux pour la Pâque, Jésus accomplissait et transfigurait toutes les pâques de l'ancienne alliance (Jn 19,35-36).
Alliance Elle est au coeur de la Révélation. Donnée à Abraham et à sa descendance, la première alliance a été sans cesse rompue par le péché de l'homme, mais dans sa fidélité inlassable. Dieu fera avec son peuple une Alliance nouvelle et éternelle réalisée par la venue de son Fils en notre chair (Jr 31,31-34 ; Jn 1,14 ; voir Ens. Bib. 21, 27, 38, 52-53).
Ammonites Peuple d'origine nomade qui s'installa à l'est du Jourdain en profitant de l'effondrement des royaumes d'Egypte et de Mésopotamie vers le 12º siècle av. J.C. Ils fondèrent un royaume dont la capitale était Rabbat-Ammon, aujourd'hui Amman en Jordanie.
Amorites Peuplades nomades qui s'imposeront au début du 2º millénaire dans les royaumes de Mésopotamie et de Syrie. Le célèbre Hammourabi qui fondera un empire à Babylone vers 1800 av.J.C., est un Amorite, comme Abraham et les Patriarches.
Anathème A l'origine le mot signifie: coupé, séparé, et s'applique à ce qui appartient à Dieu et ne peut donc tomber entre des mains profanes ; ce peut être une personne, ou un domaine, ou une chose donnée à Dieu (Lv 27,21 ; Nb 18,14). Ce peut être une ville conquise où l'on brûlera tout et massacrera toute la population (Jos 7). Plus tard l'anathème sera la condamnation qui exclut quelqu'un du peuple de Dieu et le désigne pour la malédiction (Rm 9,3 , Ga 1,9)
Anciens Ce sont les chefs des clans nomades, aux premiers temps de l'histoire biblique ; par la suite, après la sédentarisation, ce terme désignera les grands propriétaires terriens qui, après l'exil à Babylone, seront une des composantes du Sanhédrin ; dans les premières Eglises il s'agira des hommes choisis pour leur maturité et leur sens des responsabilités : c'est à eux que sera confiée la charge de guider la communauté. En grec, ancien se dit "presbutéros", de là vient le mot "prêtre".
Anges voir Ens. Bib. 15. C'est ainsi que nous appelons des êtres célestes appartenant au monde des réalités invisibles. L'Ancien Testament nous parle des "fils de Dieu", expression qui au début désignait des dieux inférieurs à Yahweh (Ps 29,1). Il parle des Séraphins (Is 6) et des Chérubins (Ez 1), monstres sacres des religions du Moyen Orient, devenus les gardes de Dieu. Plus tard les anges seront vus comme les messagers de Dieu, chargés de guider les nations et de diriger les événements (Dt 32,8 ; Dn 4,10 et Dn 4,14). Ce sera encore leur rôle majeur dans le N.T. (Ep 1,21), comme c'était déjà le cas dans Dn 2 et Tb 5,4. Dans l'Apocalypse ils représentent les fidèles devant Dieu (Ap 8,3).
Année sabbatique voir Lv 25 et la note.
Antioche Plusieurs villes portaient ce nom au Proche-Orient. Antioche de Syrie, aujourd'hui Antakya au sud-est de la Turquie. Une communauté chrétienne fut fondée dès l'an 37 dans cette capitale de la province romaine de Syrie (Ac 11,19-30). Antioche de Pisidie, aujourd'hui un champ de ruines à 250 kms S-0 d'Ankara. Paul et Barnabe évangélisèrent cette ville vers l'an 46 (Ac 13,14-52).
Apocalypse voir introduction à l'Apocalyse de Jean.
Apocryphes Textes qui commentent les événements bibliques, mais qui n'ont pas été reconnus par l'Eglise comme livres inspirés.
Apôtres voir Ens. Bib. 121-122, 158, 163, 175, 180, 240.
Araméens Peuple d'origine nomade qui se fixa au nord-est du Lac de Tibériade vers le 12º siècle av. J.C. Ils occupaient en gros le territoire de la Syrie actuelle, et dans la Bible on traduit parfois Araméens par Syriens.
Arche d'Alliance Coffre en bois d'acacia porté à dos d'homme. Elle contenait les tables de la loi reçues au Sinaï et, selon une tradition tardive, une urne d'or où l'on avait déposé une poignée de manne, et le rameau d'Aaron qui avait bourgeonné au désert.
Aréopage Conseil de sages de la ville d'Athènes chargé entre autres choses des questions religieuses.
Asie Dans les textes anciens, et donc dans le N.T., l'Asie désigne une province romaine qui couvrait la région la plus à l'ouest de l'actuelle Turquie.
Astarté Principale divinité féminine des Cananéens. Elle présidait à la fécondité et à l'amour sensuel.
Autel Il y avait deux autels dans le temple de Jérusalem : l'autel des holocaustes où l'on brûlait les animaux offerts en sacrifice et un autel plus petit, mais recouvert d'or, sur lequel on offrait l'encens (2 Ch 4,1 et 2 Ch 4,19)
Athènes Cette ville, dont le rayonnement intellectuel s'étendait à toute la Méditerranée, fut évangélisée par Paul vers l'an 50 (Ac 17,16-34).
Azymes ou pains sans levain : voir Ex 12,15 et la note.

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B

Baal ou "Seigneur". C'est le nom qu'on donnait aux divinités masculines chez les Cananéens. Leur culte, qui avait gagné Israël, fut vigoureusement combattu par les Prophètes (1 R 18,20-40). Yahweh aussi recevait le titre de Baal dans les temps anciens (Os 2,18)
Babylone Ville située dans la région de Bagdad en Irak. Elle fut la capitale de la Mésopotamie durant des siècles. C'est là que la population de Jérusalem fut déportée en 587 av. J-C.
Baptême voir Ens. Bib. 181-182.
Béatitudes voir Mt 5,1-11 et la note.
Béelzéboul divinité cananéenne dont le nom signifie : Baal, Le Prince. Autrefois très vénérée dans la ville philistine d'Eqron, cette divinité symbolise dans les évangiles, à cause même de son nom, le prince des démons (Mt 12,22).
Bouc émissaire voir Lv 16 et la note

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C

Cène (du latin : "cena", le repas du soir) Dans la tradition chrétienne, on a gardé ce mot pour désigner le dernier repas de Jésus avec ses disciples, repas au cours duquel il institua l'Eucharistie. voir Mc 14,12 et la note.
Charismes Dons spirituels que Dieu donne à chacun comme il l'entend pour le bien de l'Eglise tout entière. Voir 1 Co 12 et 1 Co 14, et leurs notes.
Chérubins Sorte d'animaux ailés recouvrant l'arche d'alliance (Ex 25,18-22).
Cieux nouveaux C'est auprès de Dieu, "au ciel", que se trouve la cité définitive de l'homme (Ph 3,20). C'est sur cette espérance "des cieux nouveaux et de la terre nouvelle" que s'achève le livre de la Révélation (Ap 21-22).
Circoncision Il est probable que ce rite remonte à l'époque préhistorique. Il a dû arriver en Orient avec la migration des populations égyptiennes vers la vallée du Nil. Pratiquée en Egypte aux 3º et 2º millénaire, elle sera retenue par Israël comme le signe de son appartenance à Dieu. voir Gn 17,9 et la note.
Commandements voir Loi.
Consécration Le ciel. la terre et tout ce qui s'y trouve viennent de Dieu et appartiennent à Dieu ; cependant Dieu se choisit, se réserve plus particulièrement dans le monde des êtres qui dès lors lui sont "consacrés", ainsi en est-il pour les premiers-nés, pour la tribu de Lévi (Nb 3).
Crainte de Dieu Elle est l'attitude première de l'homme à qui Dieu se fait connaître : l'homme découvre tout à la fois l'abîme qui sépare le Créateur de sa créature (Ex 3,6) et celui qui sépare l'homme pécheur de la sainteté de Dieu (Is 6,5) ; mais cette crainte n'a rien de commun avec la crainte servile (Rm 8,15). Crainte de Dieu signifie souvent attitude religieuse ou religion : Is 29,13).
Cyrus Roi de Perse ; en 539 il triompha du dernier souverain de Babylone. Nabonide, et l'année suivante, il autorisa le retour des Juifs à Jérusalem. Son rôle de libérateur d'Israël lui vaut, dans le texte d'isaïe d'être présenté comme un Messie (Is 42,1 et Is 45,1).

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D

David voir 1 S 16-30, 2 S (en entier), 1R 1-2. David, fondateur de la dynastie messianique sera pour le N.T. une des figures privilégiées du Messie.
Décalogue voir Ex 20,22 et la note, et Dt 5
Démons L'A.T. attribuait aux démons les maladies mentales aussi bien que les tentations (1 S 16,14), les erreurs comme les perversités des hommes (Dt 32,17). Les démons occupaient une grande place dans la religion populaire du temps de Jésus. C'est pourquoi il y avait des exorcistes (l'exorcisme est la prière pour chasser les démons) : Mt 12,27 ; Ac 5,16 ; Ac 19,11-17. Jésus aussi chasse les démons, il montre qu'une seule de ses paroles est plus efficace que tous les exorcismes (Mc 1,25). Mais Jésus ne garantit pas que les démons sont partout où on les voit. Avec le temps s'était dessinée la personne du Diable, ou de Satan (l'Accusateur : Jb 1) qui conduit les hommes à la mort. Jésus parle du "Mauvais" (Mt 5,37 ; Mt 6,13 ; Mt 12,14 ; Mt 13,39 ; Mt 25,41), il chasse les esprits impurs (Lc 6,18) et affronte le Mauvais (Mt 4). Il nous libère du pouvoir du démon : Jr 8, Jr 31-36).
Diacres voir Ac 6 et la note. Paul, dans la lettre aux Philippiens, présente les diacres comme les assistants des "épiscopes" (c'est-à-dire les anciens, responsables de l'église locale). La lettre à Timothée indique les conditions requises pour ce ministère (1 Tm 3,8-12).
Dimanche La semaine juive s'achevant le sabbat (Gn 2,2), le dimanche était donc le premier jour de la semaine. Les premiers chrétiens retiendront ce jour où le Seigneur est ressuscité pour célébrer l'eucharistie (Ac 20,7).
Dîme voir Dt 14,22 et la note.
Disciples voir Ens. Bib. 122-123 ; 158 ; 240 ; 242.
Divinité de Jésus-Christ voir Ens. Bib. 100 ; 105 ; 141-143.
Divorce voir Mc 10,2 et la note.

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E

Edomites Ces nomades établis au S-E de la Mer Morte se sédentarisèrent à la fin du 2º millénaire et fondèrent un royaume avec lequel Israël fut souvent en conflit.
Eglise voir Ens.Bib. 121-124 et 170-177
Elie voir 1 R 17,2 à 2 R 2,18. Elie reste dans toute la tradition biblique le type même du prophète (Mt 11,14 ; Lc 1,17)
Emmanuel "Dieu avec nous", c'est le nom donné à l'enfant annoncé comme un signe de Dieu par le prophète Isaïe (Is 7,14) ; Mt. appliquera ce texte à Jésus et dès lors Emmanuel deviendra dans la tradition chrétienne un des noms du Sauveur.
Enfer voir Ens. Bib. 258 et Com. Mt 13,47.
Ephèse Capitale de la province romaine d'Asie, cette ville aujourd'hui en ruines, se trouvait sur la côte ouest de l'actuelle Turquie ; Paul y fonda une communauté chrétienne vers l'an 55 à laquelle il écrivit une de ses épîtres.
Eschatologie signifie : les choses de la Fin. C'est tout ce qui se rapporte à la fin du monde, au Jugement, à l'avènement définitif du Royaume et à la manifestation du Christ ressuscité comme maître du temps et de l'histoire. Voir Ens. Bib. 256. Mais c'est aussi une façon de désigner tout ce qu'il y a de réalités célestes, définitives, déjà présentes dans notre vie de tous les jours : le Royaume de Dieu est au milieu de nous (Lc 17,21 ; Ep 2,6).
Esséniens voir : Sectes
Eucharistie Voir Ens.Bib. 188.
Exil Période de l'histoire d'Israël qui s'étend de la destruction de Jérusalem en 587 aux premiers retours à partir de 538. Cette épreuve fut pour Israël un temps de maturation, d'approfondissement et de purification de sa foi. Voir aussi Ens. Bib. 64-65.
Exode signifie : "sortie". Voir introduction à l'Exode. C'est aussi la période de l'histoire d'Israël qui s'étend de la sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée des tribus en vue de la terre promise. Les livres de l'Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome se rapportent à cette période et nous disent comment cette expérience du désert a façonné la foi d'Israël. Voir aussi Ens. Bib. 30-39.
Exorcisme Action de chasser les démons des possédés. Voir : Démons

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F

Fêtes juives voir Dt 16,1-15.
Fraction du pain Jésus avait repris lors de l'institution de l'eucharistie ce rite qui marquait le début des repas chez les juifs (Mc 6,41 ; Ac 27,35) : très vite on prit l'habitude d'utiliser cette expression pour parler de la célébration eucharistique (1 Co 10,16)

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G

Géhenne Dans les évangiles la géhenne est l'image de l'enfer, en effet c'est dans cette vallée qui entoure Jérusalem à l'ouest et au sud que les Israélites immolaient leurs enfants par le feu au temps de Jérémie. Bien des pages de Jérémie, ainsi que d'autres prophètes, condamnent ces pratiques abominables (Jr 19,1-9).
Grand Prêtre A partir du règne de Salomon, ce terme désigne le chef des prêtres et le responsable du service du temple. Il est regardé comme le successeur d'Aaron (Lv 8-10). Après le retour d'exil, le Grand Prêtre devient le chef de la communauté juive : voit notes de 1 M 10,20. Au temps de Jésus, il sera en outre le président du Sanhédrin ou Grand Conseil. L'Evangile parle aussi des "Grands Prêtres", les principaux chefs de service du temple.

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H

Haut lieu Comme dans beaucoup d'autres religions les Cananéens construisaient souvent sur le sommet des collines leurs lieux de culte. Avec la domination Israélite ces sanctuaires passèrent au culte de Yahweh. Mais les vieilles pratiques idolâtres qui y subsistaient attirèrent sur eux les condamnations des prophètes.
Hébreu Jusqu'à l'instauration de la monarchie, ce terme désigne aux yeux des peuples plus cultivés, les nomades étrangers et vivant une condition sociale considérée comme inférieure (Ex 1,19 ; 1 S 4,9). Beaucoup plus tard, au temps des Grecs, ce mot désignera tout ce qui est langue et culture juive, par opposition aux Grecs. On appellera Hébreux les Juifs d'origine palestinienne (Ac 6,1 ; 2 Co 11,22).
Hérode Plusieurs rois régnèrent sous ce nom. Hérode-le-Grand régna sur la totalité de la Palestine de 37 à 4 av.J.C. c'est lui qui ordonne le massacre des Saints Innocents (Mt 2,7). Hérode Antipas, fils d'Hérode-le-Grand et de Maltaké, hérita du nord et de l'est du royaume de son père : la Galilée et la Pérée. 11 régna de 4 av. J.C. à 39 ap. J.C., C'est devant lui que Jésus comparut au cours de sa passion (Lc 23,8-12). Hérode Philippe II. fils d'Hérode le Grand et de Cléopâtre, reçut en héritage les territoires situés au nord-est du lac de Tibériade (Lc 3,1 - Luc le nomme Philippe, simplement). Hérode Agrippa I, petit-fils d'Hérode-le-Grand régna de 39 à 44 ap. J.C. Pour faire plaisir aux Juifs il mit à mort Jacques et fit arrêter Pierre (Ac 12,1-19). Hérode Agrippa II régna hors de la Palestine de 48 à 70, c'est lui que Paul rencontra à Césarée (Ac 25-26). Il faut encore nommer Hérode Philippe I, fils d'Hérode-le-Grand : sa femme Hérodiade le quitta pour son demi-frère, Hérode Antipas, à qui elle demanda la tête de Jean Baptiste dont elle n'acceptait pas les reproches (Mc 6,17-28).
Holocauste voir Lv 1 et la note.

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I

Imposition des mains Ce geste d'appartenance d'un être ou d'un objet à celui qui impose les mains, habituel dans le rituel des sacrifices (Lv 1,4) exprime dans l'A.T. comme dans le N.T. la communication d'un don de Dieu pour une mission (Nb 27,18 ; Ac 13,3 ; 2 Tm 1,6).
Incarnation "Le Verbe de Dieu s'est fait chair et il a planté sa tente parmi nous" (Jn 1,14) : tel est le Mystère de l'Incarnation. Voir Ens. Bib. 100-106.
Israël C'est le nom de l'ancêtre auquel se rattachaient plusieurs des tribus qui ont formé le peuple d'Israël. Il a été identifié plus tard à Jacob, un autre ancêtre (Gn 32,29). Lors de la division du royaume de David et Salomon, les tribus du nord ont gardé le nom d'Israël tandis que le royaume du sud s'appelait royaume de Juda. Après la destruction du royaume du nord, ceux du sud, les Judéens, seront tout ce qui reste de l'ancien Israël, et ils reprendront ce nom.

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J

Jacques Le N.T. nomme Jacques, fils de Zébédée et frère de Jean, appelé communément Jacques le Majeur (Mt 4,21). Il y a aussi Jacques, fils de Clopas et de Marie, parente de Marie (Mc 6,3 et Jn 19,25) qu'il faut distinguer de Jacques, fils d'Alphée (Mt 10,3)
Jean L'un des douze apôtres. Selon l'opinion commune, il est l' auteur du 4º Evangile et des 3 lettres qui portent son nom.
Jean Baptiste Il est le dernier et le plus grand de tous les prophètes. Avec lui s'achève l'A.T., le temps de la préparation. Comme Moïse, il conduit le peuple de Dieu aux portes de la terre promise, mais il n'y entre pas car c'est là que s'arrête sa mission (Jn 3,30). Jésus cependant soulignera la grandeur de Jean (Mt 11,11) et nous montrera en lui le retour d'Elie (Mt 11,14).
Jérusalem David en fait sa capitale, alors qu'elle n'est encore qu'une petite ville de 3 hectares (2 S 5,9). Mais avec son roi Jérusalem entre dans l'histoire du salut (Ps 122). Tout en portant sur elle le poids de la misère humaine (Lm 1,8), elle porte pour l'humanité tout entière les promesses de Dieu (Is 49,15) : amour, miséricorde et salut (Is 54,1-10). Avec le N.T. elle devient l'image du Royaume définitivement accompli (Ap 21,2).
Jeûne Il faisait partie du rituel de pénitence lors de certaines fêtes juives (Lv 16,29-31). Il était pratiqué à titre personnel dans certaines occasions (Ps 35,13). Jésus jeûnera avant d'entreprendre sa mission (Mt 4,2), les disciples de Jean Baptiste jeûnent ainsi que les Pharisiens (Mt 9,14 ; Lc 18,12). Dans l'Eglise primitive le jeûne accompagne la prière au moment des grandes décisions (Ac 13,3 ; Ac 14,23)
Jourdain Il prend sa source au pied du Mont Hermon, au nord de la Palestine et descend vers le sud pour se perdre dans les eaux de la Mer Morte. Il représente dans l'A.T. la frontière spirituelle de la terre promise : sa traversée miraculeuse derrière l'arche sainte rappellera à Israël que cette terre n'est pas conquise mais donnée par Dieu (Jos 3-5). Dans le N.T. le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain marque le début de la prédication évangélique (Ac 1,21-22).
Jubilé voir Lv 25 et la note.
Juda Ce terme désigne soit l'un des fils de Jacob (Gn 29,35), soit l'une des tribus d'Israël (Nb 10,14), soit encore le royaume qui restait entre les mains de la dynastie de David après le schisme de 931 av.J.C.
Judas Iscariote celui des douze apôtres qui devait trahir Jésus (Mc 14,10-11).
Judée Partie sud de la Palestine à l'époque de Jésus. Dès la mort d'Hérode-le-Grand (4 av.J.C.), elle fut placée sous l'autorité directe de Rome.
Jugement voir Ens. Bib. 56 ; 94 ; 256)
Justification voir Rm 1,16 et la note.

[ Début ]



L

Don des Langues voir Ac 2,1 et la note ; 1 Co 14,2-19.
Lévi et lévites Parmi les douze tribus d'Israël, la tribu de Lévi avait été choisie pour assurer le service du culte. Le sanctuaire de Jérusalem n'était pas le plus ancien et des sanctuaires de Yahweh existaient dans tout le pays (Béthel, Bersabée, Sichem, Mambré, Silo, et bien d'autres). Des prêtres de la tribu de Lévi officiaient dans ces temples : après la fermeture des sanctuaires de province sous les rois Ezéchias et Josias, les desservants de ces lieux de culte revinrent à Jérusalem. Mais les prêtres de la ville sainte ne leur laissèrent que des emplois secondaires : on appela donc lévites ces prêtres venus de province pour les distinguer de ceux de Jérusalem.
Lévirat voir Dt 25,5-10. Voir aussi les deux exemples de Thamar (Gn 38,6-9) et de Ruth (Rt 2-3). ainsi que Mt 22,23-27.
Libation rite religieux dans lequel on répand du vin ou de l'huile, généralement sur l'autel, en offrande à Dieu (Ex 29,40 ; Lv 2,1)
Loi au sens d'un ensemble de règles et de commandements : voir Ens. Bib. 70-79. On utilise aussi ce mot pour désigner les 5 premiers livres de l'A.T., ce que les Juifs appelle la "Torah".

[ Début ]



M

Madianites Tribus nomades établies au N-0 de la péninsule arabique. Ils remontèrent au temps des Juges jusque dans la plaine d'Yisréël, où Gédéon les combattit.
Magdala Petit port sur les rives du lac de Tibériade ; Marie-Madeleine (Marie de Magdala) était de cette ville.
Magie Toujours présente, comme une tentation indéracinable, elle n'a cessé d'être violemment combattue par les prophètes dans l'A.T. (Dt 18,10 ; Is 2,6). La prédication de Paul à Ephèse fera prendre conscience à beaucoup de la vanité de ces pratiques (Act.19,19).
Malédiction Elle est chez les peuples païens un des aspects de la magie. Dans la bible, Dieu et Dieu seul est maître du bien et du mal, aussi peut-il écarter les effets de la malédiction (2 S 16,5-12), il peut même la changer en bénédiction (Nb 23-24).
Manne Ex. 16 et la note.
Mariage La législation du mariage et le type de relations qui en découlent pour l'homme et pour la femme évolueront tout au long des siècles. Mais à chaque époque, pour le peuple de Dieu, législation et mode de vie seront marqués tout à la fois par le milieu social environnant, et par l'expérience spirituelle originale qu'il vit avec son Dieu. Ce n'est pas par hasard que peu à peu l'image de l'union de l'époux et de l'épouse s'impose dans les textes bibliques pour parler de l'Alliance entre Dieu et son peuple (Os 2,16-22 ; Is 54,1-10 ; Jn 3,29 ; Ap 21,2). Voir aussi Ens. Bib. 187.
Mer Morte Curiosité naturelle, ce lac salé long de 75 kms et large de 15 est à 400 m. au dessous du niveau des mers. Dans l'A.T. il est appelé tantôt mer Salée (Gn 14,3), tantôt mer de la Araba (Dt 3,17), tantôt encore mer Orientale (Jl 2,20 plus tard) lac Asphaltite en raison du bitume abondant dans ses eaux.
Messie voir Ens. Bib. 62-66.
MESURES:
LongueurPoids
Doigt2cmGéra0,6 gr
Palme7,5 cmDemi-sicle5,7 gr
Empan22cmSicle11,4gr
Coudée44cmLivre326 gr
Brasse1,85mMine571gr
Stade185mTalent34,272 kg
Mille1480m  
Capacité(solides)Capacité(liquides)
Dixième4,5lPinte0.6l
Boisseau15lSétier7,5l
Mesure45lMesure45l
Muid450lMuid450l
Monnaie Elle apparaît au Proche-Orient vers le 8º s. av. J.C. et dans les textes bibliques après le retour de la Captivité. Dans le N.T. les monnaies mentionnées sont grecques (tétradrachme, didrachme et drachme) ou romaine (denier, as et quart d'as).
Tétradrachmeenviron 16 gr. argent
Drachme et denier   environ 4 gr. argent
Oboleenviron 0,75 gr argent
Asenviron 10 gr bronze
Miracle L'A.T. parle habituellement de "signe" ou de "prodige". Ainsi il souligne que les oeuvres de Dieu, même les plus merveilleuses sont données à l'homme pour qu'il y reconnaisse la présence de sont Dieu, pour qu'il apprenne à le "craindre" (voir : crainte de Dieu) et à l'aimer. Jésus manifestera lui aussi l'oeuvre du Père par des miracles, et Jean tout particulièrement choisira le mot "signe" pour en parler. Voir Ens. Bib. 111.
Moabites Nomades installés au 13º siècle av. J.C. à l'est de la mer Morte. Vers 900 av. J.C. ils se donnèrent un roi. Le royaume de Moab fit partie de ces voisins avec lesquels Israël entra souvent en conflit.
Moïse Choisi par Dieu. il fera sortir d'Egypte les fils d'Israël et les conduira aux portes de la terre promise. Les livres de l'Exode, du Lévitique , des Nombres et du Deutéronome rapportent l'oeuvre de Moïse telle qu'elle a été perçue par Israël. Voir Ens. Bib. 30-39.
Monothéisme voir Ex 3,14 et la note ; Ex 20,1-3 et la note.
Mort voir Ens. Bib. 88 et 90-94 . Voir aussi "Résurrection".
Mystère Les livres tardifs de l'A.T. lui donnent le sens de secret : "le secret de Dieu" (Dn 2,27-28) qu'il est seul à pouvoir révéler. Paul donnera à cette signification sa pleine dimension : le dessein de salut de Dieu, tel est pour lui le "Mystère" que Dieu a révélé en la personne du Christ (Ep 3,2-9).

[ Début ]



N

Nabukodonozor Régna de 605 à 562 sur un vaste empire dont la capitale était Babylone. Il s'empara de Jérusalem en 597 et revint une seconde fois en 587-586, il ruina définitivement la ville et déporta le reste des habitants (2 R 24-25)
Nazir Consacré à Dieu pour un temps ou définitivement, il s'abstient de boissons alcoolisées et ne coupe pas sa chevelure (Jg 13,5 ; Lc 1,15).
Nouvel an Il n'y avait pas, à proprement parler, de fête du Nouvel An dans l'A.T. mais à l'automne, qui marquait pour les Israélites le début de l'année, on célébrait la fête de la Récolte (Ex 23,16).

[ Début ]



O

Oblation Offrande de caractère religieux dont une part était offerte en sacrifice et l'autre donnée aux prêtres pour leur nourriture (Lv 7,12-14).

[ Début ]



P

Pâque Elle est à l'origine une fête de nomades (Ex 5,1-4). Comme c'est à l'occasion de cette célébration que Yahweh fera sortir son peuple d'Egypte, cette fête se chargera d'une dimension nouvelle pour les générations suivantes (Ex 13,8). Avec l'entrée en terre promise ce peuple de bergers deviendra un peuple de cultivateurs et la célébration des premières gerbes récoltées se confondra avec la vieille fête nomade de l'agneau sacrifié. En passant de ce monde à son Père (pâque signifie passage) au temps de la Pâque Jésus donnera à cette fête sa dimension totale et définitive (1 Co 5,7). Voir aussi Mc 14,1 et la. note
Parabole voir Mt 13,1 ; Mt 13,34 ; Mt 4,10 et leurs notes
Paradis terrestre voir Gn 2-3, et les notes.
Parole de Dieu voir Verbe.
Parousie ce mot grec qu'on traduit souvent "retour", ou "venue" (du Christ) correspond au terme hébreu "visite pour demander des comptes". Tout l'Ancien Testament annonce de telles "visites" de Dieu, c'est à dire, en fait, des jugements de Dieu sur le monde. Avec le Nouveau Testament, la visite attendue est celle de Jésus, à la fois juge et sauveur (2 Th 1,6-10).
Péché originel voir Gn 3,14 et la note.
Pentateuque Terme technique, mais très souvent utilisé pour désigner les 5 premiers livres de l'A.T.
Pentecôte Primitivement cette fête appelée fête des Semaines avait un caractère purement agricole : 7 semaines après avoir faucher les premières gerbes d'orge, on célébrait la moisson du blé. Mais vers la fin de l'A.T., on rattacha à cette fête le souvenir du don de la Loi au Sinaï. Pour l'Eglise ce n'est plus le don de la Loi mais l'effusion de l'Esprit Saint qu'elle célèbre le jour de la Pentecôte. Voir Ac 2,1 et la note.
Pharisiens voir : Sectes.
Philistins Arrivés de la Grèce et des îles vers le 13º siècle av.J.C., ils s'établirent sur la plaine côtière au sud de la Palestine. Ils furent durant des siècles les ennemis d'Israël. Ce sont surtout le livre des Juges et les deux livres de Samuel qui nous parlent d'eux.
Pilate Ponce Pilate était le gouverneur romain de la Judée au moment de la Passion de Jésus. Il dépendait du Légat romain responsable de cette région du Proche-Orient qui couvrait approximativement les actuels territoires de la Syrie, du Liban, d'Israël, de la Palestine occupée, et de la Jordanie. Pilate gouverna la Judée de 26 à 36 ap.J.C.
Poids voir Mesures.
Polygamie Elle était une pratique courante chez les peuples de l'Ancien Orient, mais au fur et à mesure des siècles la monogamie s'est imposée en Israël, d'abord pour le grand prêtre, ensuite pour tous comme l'attestent les livres tardifs de l'A.T.
Possédés du démon voir Mc 1,23 et la note.
Prédestination voir Rm 9,14 et la note ; Ep 1,1 et la note.
Premiers-nés Comme toutes les prémices, ils appartiennent à Dieu ; mais s'ils lui sont consacrés, ils ne peuvent être immolés en raison de l'interdiction formelle de ce genre de sacrifice par la Loi et les Prophètes (Ex 13,13 ; Jr 19,1-9). Cependant ce sacrifice des premier-nés était pratique courante chez les Cananéens, voisins d'Israël. Le récit du sacrifice d'Isaac avait entre autre but de fonder l'interdit de la Bible en ce domaine (Gn 22).
Prière voir Ens. Bib. 230-238
Prophètes Voir Ens. Bib. 40-45 et 50-56 et Introduction aux Prophètes.
Prostitution Elle existait en Israël comme dans les autres peuples, mais dans les textes bibliques elle devient une image fréquente pour exprimer l'infidélité du peuple envers son Dieu.
Prostitution sacrée Dans les sanctuaires païens, des prêtres et des prêtresses étaient à la disposition des fidèles : en s'unissant à eux ou à elles, ces fidèles pensaient entrer en communion avec la divinité. Ces pratiques perverses étaient condamnées par les Prophètes.
Prosélytes On nommait ainsi les païens qui se convertissaient à la foi juive et qui à la deuxième ou troisième génération seulement étaient regardés comme des Juifs à part entière.

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R

Répudiation Selon la Loi (Dt 24,1) le mari pouvait répudier sa femme, mais non l'inverse. Il devait lui donner un acte de répudiation qui lui rendait sa liberté de se remarier. Jésus en rappelant la sainteté du mariage condamne cette pratique. Voir Mt 19,1-9 et la note.
Le "Petit Reste" Les Prophètes soulignent que malgré l'infidélité générale d'Israël, un petit noyau restera attaché à l'Alliance et c'est de lui que sortira le nouveau peuple de Dieu. Voir Is 4,2 ; Is 10,20 et les notes.
Résurrection voir Ens. Bib. 140-146.
Révélation Elle est à l'origine même de la Bible et l'une des affirmations fondamentales de la Foi chrétienne : Dieu a parlé à l'homme, Dieu s'est fait connaître à l'homme, Dieu lui-même s'est révélé à l'homme (Mt 11,25-27 ; He 1,1-2)
Rome était la capitale d'un vaste empire qui englobait tous les territoires situés autour de la Méditerranée, conquis peu à peu durant les trois derniers siècles av. J.C. Depuis une cinquantaine d'années avant la naissance de Jésus la Palestine faisait partie de cet empire : Rome était donc pour les Juifs le symbole de la puissance d'occupation et des malheurs qui en découlaient (Ap 17-18)
Royaume voir Ens. Bib. 62-63 et 110-113

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S

Sabbat C'était le septième et dernier jour de la semaine juive, un jour de repos, interrompant le rythme du travail. Mais peu à peu ce jour de repos devient un jour saint marqué par un certain nombre de rites et de sacrifices. Voir Ex 20 et les notes, ainsi que Mc 2,23 et Mc 3,1 et les notes.
Sacrifices Les sacrifices de l'A.T. consistent soit en offrande de fruits, de vin, d'huile, de galettes, soit en immolations d'animaux. Aux origines ces rites religieux s'accomplissent en n'importe quel lieu, mais avec la construction du Temple de Jérusalem et la réforme religieuse opérée par le roi Josias, tous les sacrifices seront centralisés au temple. Voir Lv 1-7 et les notes. Voir Ens. Bib. 130-137.
Saducéens voir : Sectes
Saint et Saint des Saints Le Saint était la première salle du temple de Jérusalem ; dedans se trouvaient l'autel des parfums, la table de présentation des pains et le chandelier à 7 branches (He 9). Un voile le séparait du Saint de Saints, la salle la plus sacrée du temple ; dans cette salle était conservée l'Arche sainte, mais après sa prise par les Babyloniens le Saint des Saints demeura vide.
Salut voir Ens. Bib. 160-166.
Samaritains Population composite faite d'Israélites et de gens de diverses régions du Proche-Orient importés par les Assyriens après leur victoire sur le royaume du nord en 721 av.J.C. Bien qu'habitant la Palestine, ils étaient suspects aux yeux des Juifs et profondément méprisés par eux (Jn 4,9 ; Lc 17,16).
Sanhédrin C'était le grand conseil des Juifs au temps de Jésus. Il comprenait 71 membres représentant les grandes familles sacerdotales (les grands prêtres), les gros propriétaires terriens (les anciens) et depuis la reine Alexandra (76-67 av.J.C.), les scribes, représentant le parti des Pharisiens.
Scribes ou docteurs de la Loi, ces gens de classe moyenne étaient versés dans l'étude des Ecritures. Ils appartenaient généralement au parti des Pharisiens et depuis le règne de la reine Alexandra (76-67 av.J.C.) ils avaient leur place au Sanhédrin.
Sectes. Ce mot désignait à l'époque de Jésus les groupes ou mouvements importants qui divisaient la communauté juive. Selon l'historien juif Flavius Josèphe, leur division venait d'un concept différent de la liberté : disons, de la façon de répondre au plan sauveur de Dieu. Les Sadducéens s'appuyaient sur les grands familles sacerdotales. Détenant l'autorité politique, ils essayaient de tirer le meilleur parti de l'occupation romaine, voyant le salut comme une réussite sur le plan national. Ils se méfiaient des Prophètes dont le message risquait de dissoudre l'esprit nationaliste. Ils s'attachaient au Pentateuque qui avait l'avantage d'insister lourdement sur leurs privilèges comme prêtres (Mc 12,18 et note). Les Pharisiens (ou : séparés) étaient un mouvement de laïcs qui donnaient peu d'importance au culte du Temple et beaucoup à la pratique de la Loi. Ils insistaient beaucoup sur la responsabilité de l'individu, lequel se sauve en fait par ses propres mérites sous l'oeil juste du Dieu qui récompense. C'était le parti (et la secte) des "purs" (Mt 16,5 ; Mt 23,1 ; Mc 8,1 et notes). Depuis déjà un siècle ils avaient leur place au Sanhédrin à côté des Sadducéens. Les Esséniens étaient à l'origine unis aux Pharisiens. Eux étaient fatalistes et pensaient que Dieu se chargerait d'intervenir pour éliminer tous les "fils de ténèbres". Fort fanatiques, ils se regroupaient en des communautés dans le désert : la plus connue est celle dont on a retrouvé les vestiges à Qumran. sur les bords de la Mer Morte. Les Zélotes étaient fanatiques comme les Esséniens. politiques comme les Sadducéens. On trouvait chez eux bien des Esséniens qui en étaient arrivés à penser que l'action terroriste est plus efficace que la prière. Dans les premiers temps de l'Eglise, elle sera considérée comme une nouvelle secte du judaïsme: Ac 24,14 ; Ac 28,22. Plus tard, à l'intérieur même de l'Eglise apparaîtront des sectes : Tt 3,10.
Serviteur de Yahweh La seconde partie du livre d'Isaïe contient quatre poèmes admirables (Is 42,1-9 ; Is 49,1-7 ; Is 50,4-11 ; Is 52,13 à Is 53,12) qui présentent ce parfait serviteur de Yahweh. Dès les premières heures, l'Eglise a reconnu son Seigneur sous les traits de ce "saint serviteur" (Ac 3,13 et Ac 3,26 ; Ac 4,27 et Ac 4,30)
Sinaï ou Horeb. A la pointe sud de la presqu'île qui sépare l'Egypte de la Palestine, un massif montagneux s'élevant à plus de 2.300 mètres est regardé comme le lieu le plus probable de la manifestation de Dieu à son peuple conduit par Moïse (Ex 19).
Sion Ce terme désigne la vieille ville de Jérusalem dont David s'empara aux environs de l'an 1000 av.J.C. (2 S 5,6-10). mais avec le temps Sion devint le synonyme de Jérusalem, et dans le N.T. le mot retenu pour désigner la Jérusalem céleste.

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T

Temple Voir 1 R 6,1 et 1 R 8,2 et les notes.

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V

Verbe voir Ens. Bib. 11, 100, 142 et Jn 1,1 et la note.
Vigne cultivée depuis près de 5000 ans av.J.C. en Palestine, elle était une des richesses du pays dans la Bible elle deviendra le symbole du peuple que Dieu s'est choisi, qu'il a soigné avec amour et dont il attend des fruits pleins de saveur (Is 3,15 ; Is 5,1 ; Is 27,2 ; Ct 1,6 ; Mc 12,1).
Virginité voir Is 7,14 et la note, ainsi que Lc 1,26 et la note.

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Z

Zélotes voir : Sectes

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